BD / Manga

Le Shojo du jour, Blue

Le shojo du jour c’est Blue, un manga de Kozue Chiba. Il s’agit d’un manga en cours de parution au Japon, avec déjà 5 volumes de sortis, dont le premier qui est arrivé chez nous récemment.

J’ai hésité à l’acheter car je commence à être un peu blasée des shojos, dû en partie à mon âge avançant et mon adolescence se faisant de plus en plus lointaine. Et puis je déplore le manque d’originalité de ceux qu’on nous traduit en France. Il s’agit quasi toujours, et ici encore, d’un triangle amoureux, une fille + 2 garçons. Bif-bof ! Mais je m’intéresse quand même toujours aux nouveautés et ne manque jamais de lire vite fait le résumé au dos !

Dans le cas de Blue, ce qui m’a conquise est l’environnement de l’histoire, une ville près de la mer. Ce n’est pas grand chose mais je me suis dit que ça amènerait peut-être quelque chose. Et puis ça dépayse, et j’aime être emmenée ailleurs pendant mes lectures, Tokyo je commence à presque m’y sentir chez moi ! :)

Voici le pitch : Mimi est une jeune lycéenne, partie pendant 3 and à Tokyo, qui revient sur son île natale suite à une rupture amoureuse. Elle y retrouve ses amis d’enfance, Yôsuke, Sumire et Hiraki. Deux gars, une fille. Évidemment, comme je le disais, les deux garçons sont amoureux d’elle, l’un ouvertement, l’autre plus discrètement. lequel choisira-t-elle au final ?

Cela m’a bien sûr tout de suite fait pensé à Parfait-Tic et j’espère que l’histoire de Blue ne partira pas dans la même rengaine sur 18 volumes, avec une héroine qui passe d’un garçon à l’autre tous les 3-4 volumes, et qui au final ne raconte rien, et que je trouverais vraiment ennuyeux. Sur ce premier volume ça part bien, je ne me suis pas ennuyée. On retrouve bien évidemment beaucoup de lieux communs aux shojos, le trio amoureux, l’héroine indécise, les journées de lycée, mais ici ce qui est intéressant c’est le contraste entre la vie à la ville et la vie à la campagne (ou en bord de mer). L’héroine revient dans son village, et on ressent bien le décalage avec ses amis qui eux n’ont évolué que dans cet environnement tranquille et presque sans danger. L’héroine elle a grandi plus vite que les autres et a vécu une aventure presque subversive qu’elle n’aurait peut-être pas vécu à la campagne, à cause de la promiscuité et du qu’en dira-t-on. Je ne sais pas si c’est une idée que je me fais en tant que parisienne et fille de la ville, mais je pense qu’en ville il est plus facile et plus courant de vivre des histoires d’amour libres et sans contrainte. Je pense bien sûr que ce genre d’histoire peut aussi se vivre à la campagne, mais j’ai l’impression qu’au Japon, à Tokyo, c’est assez courant, du moins dans les shojos. En bref – attention spoil !! l’héroine sortait avec son prof, ça s’est su, et elle s’est sacrifiée en disant que c’était faux et que c’était juste elle qui le harcelait. Lui ne l’a pas contredite et a rompu immédiatement. Les profs sont vraiment sans pitié avec leurs jeunes conquêtes dans les shojos, peut-être un warning pour les lycéennes qui les lisent ?

Je ne vous en dis pas plus, reste juste à espérer que cette sympathique romance continue sur sa lancée et se démarque, au moins un peu, du reste de la production shojo (française du moins). C’est pas mal parti, c’est une bien jolie histoire sur le thème de l’amitié, pourvu que ça dure !

Pour vous donner une idée je vous ai scanné les deux premières pages :

et déniché un wallpaper (suffit de cliquer dessus pour avoir la taille XL) :

A la prochaine !

 

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Dessin

Sexy Manga Girls

Pour faire écho à mon article « Comment dessiner de jolies filles sexy façon manga« , je vous propose de découvrir un petit Best Of , spécialement conçu par mes soins, de ce que font actuellement les jeunes auteurs japonais. Je les ai découverts dans des magazines d’illustration que j’achète chez Junku ou chez Book-off. Il y a pleins de styles différents pour vous aider éventuellement à trouver
le votre ! Enjoy !

BD / Manga

Nouveauté Manga #01

J’inaugure une nouvelle rubrique, pour vous parler des Nouveautés Manga. Je ne vais pas vous faire un panoramique de tout ce qui sort en manga chaque semaine ou chaque mois, mais plutôt vous parler de ceux que je lis et de ce que j’en pense de mon point de vue de « graphiste / grande consommatrice de BD japonaise », en vous expliquant pourquoi je les ai aimé, ou pas. Les avis exprimés n’engagent donc que moi. 

Le premier dont je veux vous parler, et que j’ai acheté hier après-midi à Boboland (11ème arrondissement de Paris, aux alentours de Bastille) est Akuma to love song de Miyoshi Tomori qui est sorti le 9 septembre en France.

D’abord le contexte « émotionnel » dans lequel s’est passé cet achat :

J’avais vu il y a 2 ou 3 mois chez Junku un pavé de manga avec en couverture la mise en avant de l’héroine d’Akuma to love song, que j’avais trouvé particulièrement magnifique. Après de longues minutes d’hésitations quant à acheter le dit pavé – car tout le monde le sait, ces pavés coûtent une petite fortune en France alors qu’au Japon ils sont vendus une miette de pain (7 à 12 € chez nous contre 2 à 3 € chez eux) – je m’étais finalement résignée à juste prendre une photo souvenir.

Et puis il y a quelques jours je regarde les sorties manga sur Manga News, et là, incroyable, je vois que ce manga sort aussi chez nous ! Soit, pour une fois, en quasi simultané du Japon ! Du coup je m’étais dit qu’à l’occasion je me le prendrais, juste pour voir si l’histoire est à la hauteur du dessin. Donc hier (je suis ruinée ce mois-ci, je ne peux absolument rien dépenser) comme mon chéri m’avait prêté sa carte bleue pour que j’aille m’offrir 2-3 mangas (et lui acheter aussi les derniers volumes de Zipang), je suis allée dans la petite boutique Manga Toys de la rue Keller – qui vend aussi bcp de mangas d’occasion à 3-4€ – voir ce que je pouvais trouver. Comme prévu les 3 derniers tomes de Zipang, mais pour moi pas grand chose, juste le dernier volume de Nodame Cantabile ♥ (je dis « juste » mais c’est quand même un de mes préférés, donc j’étais super contente), et le fameux Akuma to Love song.

Pour en venir à la « critique », je ne vous cacherais pas que j’ai été un peu déçue. Déjà, j’avais vu qu’il s’agissait d’un shojo, donc d’une histoire pour les 12-15 ans. Bon, soit. Mais je voulais quand même le lire ! L’histoire, en très bref, parle d’une lycéenne d’une rare beauté, Maria Kawai, qui après s’être fait virée de son lycée privé catholique prestigieux de Catholina se retrouve dans un lycée ordinnaire. A quoi s’attend-t-on à partir de là ? Eh bien oui, à la jalousie de ses camarades et à moultes brimades ainsi qu’au beau chevalier – d’abord réticent – qui viendra la sauver. Et ce n’est rien de plus que cela malheureusement, du moins dans ce premier volume.

Le résumé au dos disait : Une nouvelle élève, qui a été renvoyée de la prestigieuse école Sainte-Catholia, arrive au lycée de Totsuka. Elle s’appelle Maria Kawai, elle est jolie, mais elle possède un sixième sens qui l’amène à voir les véritables intentions des personnes qui l’entourent.
Sa franchise lui attire des ennuis dans sa nouvelle classe, et elle se fait harceler par les élèves. Mais Maria n’est pas décidée à se laisser faire ! Et elle n’est pas seule !

Sauf qu’en vrai elle se laisse complètement faire, et on ne comprend pas bien pourquoi, alors qu’elle est dépeinte comme une forte tête. Et la promesse d’une histoire un peu surnaturelle/revencharde – avec son don de voir les véritables intentions des gens – n’est que très peu exploité, alors que c’est à mon avis ce qui devrait être le point fort de la série.

Donc pour résumer, une énième histoire de lycéenne maltraitée, et bien sûr loin d’être à la hauteur d’un Hana Yori dango. je dirais même que passées les premières pages ça en devient pénible. Ceci étant, j’ai tout de même « gloutonné » le truc jusqu’à la dernière page. Donc je ne dirais pas que c’est mauvais, mais que c’est vraiment destiné aux ados et que ce n’est pas très original. Et il y a quand même le plaisir de contempler la magnifique héroine dessinée par Miyoshi Tomori !

Il faut bien dire aussi que ces pauvres mangakas sont tellement sollicités pour produire encore et toujours plus, que les vraies perles se font quand même assez rares (surtout chez nous qui n’avons à lire qu’une infime partie de ce qui est publié au Japon). Pour la suite j’attendrais donc que le 2ème volume soit sorti depuis un petit moment, et soit vendu dans les magasins d’occasion parceque je veux quand même lui laissé une seconde chance (l’histoire prendra peut-être son envol ?), mais pas à 6,50€ !

Si je devais donner une note, je mettrais 3/5.

Je suis d’ailleurs en train de réfléchir à dessiner des petits perso qui illustreraient mon avis et la note donnée pour cette rubrique. Mais patience, car avant je vais sûrement faire passer mes autres « fausses priorités » histoire de procastriner un peu … <(_ _*)>

Dessin

Candy forever ♥

Candy c’était LE dessin animé de mon enfance. Je ne saurais dire le nombre de larmes que j’ai versé, ni les multiples émotions que j’ai ressenti en regardant ce drama. Aujourd’hui avec le recul, je me dis qu’il s’agissait d’une oeuvre majeure du dessin animé japonais. Un chef-d’oeuvre. Dans les années 80, les mangakas n’hésitaient pas à inventer des scénarios dignes des meilleurs films d’action, ou des meilleurs soaps romantiques, c’était génial ça !

Alors quand j’apprends que sa créatrice, Yumiko Igarashi, va être invitée d’honneur de Japan Expo, et qu’il y a en ce moment même un concours de fan art pour gagner une dédicace de mon idole, j’y participe !! Je n’hésite pas, je sors mon plus beau papier Canson, mes plus beaux crayons de couleurs Polychromos de Faber-Castell, et je me lance !

Et au final, je suis à la fois contente d’avoir réussie une aussi belle copie, et à la fois un peu déçue de ne pas avoir fait une création originale à partir de Candy. J’avais pourtant pleins d’idées, dont entre autres, reprendre des affiches de films avec des couples supra-romantiques, et les adapter à candy et Terry. Mais j’ai eu peur de manquer de temps (eh oui, je me suis souvenue hier que la date limite d’envoi était aujourd’hui !!) et j’ai préféré jouer la carte de la sûreté, et m’adonner à  ce que je sais le mieux faire : un fan-art/copie fidèle !

Quand je pense que je dessine – enfin, que j’essaie de dessiner – Candy depuis toujours, ça me fait tout bizarre de me rendre compte qu’aujourd’hui, après tout ce temps, et tous ces « gribouillis », j’arrive enfin à faire quelque chose de joli et de fidèle à l’original ! Je suis assez fière de moi pour ça je dois dire.

Si seulement ça pouvait me donner un pass pour une dédicace, je crois que j’en pleurerais de bonheur ! (surtout sachant que la sensei Igarashi va donner très peu de dédicace !)

^ ^

PS (3 mois + tard) : Immense a été ma déception à cette scéance de dédicace lorsque j’ai compris que la dite dédicace n’était qu’une signature sur une copie couleur d’un original … Ben oui, qu’est-ce que je m’étais imaginé aussi ? Pfff….

BD / Manga

Les chats errants de Yoko Kamio

Il y a quelques mois déjà, les éditions Kana nous honoraient d’un nouveau manga de Yoko Kamio, Cat Street.

Souvenez-vous, Yoko Kamio est l’auteur d’Hana Yori Dango dont j’ai fait l’éloge il ya quelques temps, et une de mes mangakas préférées.

Le pitch : Sous la pression de ses parents, Keito est une enfant star qui enchaîne pubs et séries à succès. Malgré la gloire et la notoriété, Keito est seule, et lorsqu’elle rencontre Nako, une petite fille qui l’idôlatre et lui dit qu’elle rêve de devenir comme elle, elle fait tout pour que celle-ci reste son amie. Et ça marche, les deux fillettes deviennent très vite inséparables.

Pourtant à 9 ans, alors que la côte de popularité de Keito est à son apogée, tout s’écroule. Son unique amie Nako, à qui elle a tout apprit, et avec qui elle va partager en alternance le rôle principal de la comédie musicale « Sanny Days », la trahit. Une fois que Keito lui a apprit toutes les ficelles du métier, Nako tourne sa veste, devient distante, et annonce à Keito qu’elle n’a pas l’intention de lui laisser la vedette.

Lors de la première représentation, Keito reste figée. Quinze minutes plus tard, le rideau se referme. Elle n’a pas prononcé un mot. Ç’en est fini de sa carrière.

Nous la retrouvons quelques années plus tard, elle a 16 ans, et est devenue une hikikomori *. Pendant ce temps la côte de popularité de son ancienne amie Nako n’a fait qu’augmenter. Keito, elle, ne va plus à l’école depuis ses 9 ans, ne sait pas très bien lire et écrire, et ne sort qu’en de très rares occasions. Elle est restée une enfant de 9 ans dans le corps d’une adolescente de 16 ans.

Un jour, le hasard mettra sur son chemin le directeur d’une école un peu spéciale, « El Liston ». Dans cette école les élèves font ce qui leur plait. Ils viennent ou non, et font les activités qu’ils ont décidé de faire. Keito pense de prime abord qu’il s’agit d’une école pour « débiles » et rejète la proposition du directeur d’intégrer El Liston. Après une rencontre avec un garçon un peu bizarre et fan de l’enfant star qu’elle était, elle décide d’aller jeter un oeil à l’école.

C’est là qu’elle rencontrera Rei, Le garçon bizarre qu’elle avait rencontré auparavant, ainsi que Kôichi et Momiji, avec qui elle va tisser au fil du temps des liens très forts.

Rei est un passionné de foot qui rêve d’aller travailler dans les plus grands clubs du Brésil, Kôichi un informaticien surdoué un brin geek, et Momiji une gothique lolita fan de couture.

Nous n’échappons bien sûr pas au triangle amoureux cher à Yoko Kamio, qui mettra le coeur de l’héroine à rude épreuve ! Une fille pour deux garçons semble, en effet, être une condition sinequanone à toute bonne histoire de ma mangaka préférée !! (^_^)

On retrouve tout ce qui fait, à mon gôut, une bonne histoire : un récit qui ne s’arrête pas aux faits mais va plus loin en explorant des thèmes actuels et de société tels que l’échec, l’isolement, l’amitié, la dépression, les conséquences de ce que nous vivons sur ce que nous devenons, les liens familiaux et comment nos amis deviennent souvent notre vraie famille, etc …

Le premier volume ne m’avait pas convaincue à 100%, j’avais trouvé l’intrigue un peu molle et les personnages un peu bateau, et j’étais un peu déçue. Mais l’histoire décolle doucement dans les volumes 2 et 3, pour véritablement prendre son envol dans le volume 5. Et quel envol ! Pour ma part j’ai vraiment été transportée au coeur de la vie de Keito et de ses amis, et ressenti les émotions des protagonistes au point d’avoir le coeur qui battait à leur rythme.

Une grande réussite !

Si vous ne l’avez pas encore lu, courrez l’acheter, car notre Kamio-sensei nous livre une fois de plus un shojo haut de gamme ! !

* Ce mot japonais désigne les jeunes gens qui se replient sur eux-mêmes à la suite d’un échec scolaire, professionnel, personnel ou familial, et qui restent cloîtrés chez eux ou chez leurs parents, sans jamais sortir ni voir personne. Cette pathologie psychosociale et familiale est semble-t-il assez répandu au Japon, et touche 230 000 personnes, dont  principalement les adolescents.

Dessin

La Pin-up du mois d’avril

Dès que les beaux jours reviennent, je ne saurais expliquer pourquoi, mais j’ai très envie de dessiner des jeunes filles un peu sexy en bikini !

Cette fois c’était pratique, j’ai retrouvé un croquis que j’avais fait l’année dernière et que je n’ai pas mis en couleur. En général je fais toujours ça : je fais le dessin au crayon puis je ne le finis jamais, car je suis une vraie procrastinatrice. Cette fois je vais donc essayer d’aller au bout, en laissant de côté mes vieux doutes (la peur de la non-perfection, ce genre de choses)…

Pour le moment j’en suis là (2ème couche d’ombres) :

J’ai décidé de ne pas cleaner (= passer le trait au feutre ou plume pour avoir une ligne claire) le dessin de base et de laisser le crayonné d’origine. J’aime bien ce petit côté « crayonné colorié ».

En même temps j’en profite pour vous préparer un petit tutoriel sur ma façon de mettre en couleur un dessin. Ce n’est certainement pas la meilleure, mais pour commencer je pense que ça peut faire un bon entrainement, se familiariser avec les logiciels et la tablette graphique. Ça pourrait peut-être en aider quelques-uns, qui sait ?

A bientôt pour ce tuto !! ^ ^