BD / Manga, Lifestyle

Les petits plaisirs de la rentrée

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Mon budget étant assez serré, je n’ai pas fait de « folies de rentrée », juste quelques essentiels afin de lézarder chez moi par les fraîches soirées qui arrivent.

D’abord le coffret DVD Xavier Dolan. Un must absolu pour moi, ça fait un moment que j’y pense. Xavier Dolan c’est mon gros coup de coeur ciné de l’année, après la diffusion de Mommy sur Arte cet hiver. J’avais des à-priori sur son cinéma, je le pensais maniéré, fake, superficiel, je pensais que les critiques en faisaient trop. Mais ça c’était avant ! Cet hiver j’ai vu Mommy – parceque je n’aime pas critiquer sans savoir – et là … gros bouleversement émotionnel ! Un raz-de-marée !
Il me fallait donc voir TOUS ces autres films ! Dans le coffret il manque malheureusement « Juste la fin du monde », tant pis, je me le commanderais sur un site d’occase le mois prochain. Je suis toute excitée à l’idée de visionner tout ça, et particulèrement « J’ai tué ma mère », dont le sujet m’intéresse particulièrement.

Ensuite quelques mangas. Là, le sujet est sensible car j’ai vraiment de plus en plus de mal à en lire. A part le Vagabond de Tokyo dont je ne me lasse pas, et quelques mangas « adultes » (bien trop rares en France), je ne trouve plus de quoi satisfaire mes envie de lectures nippones. Cependant, le visionnage de l’anime Death Note, que j’ai fait découvrir à mon chéri le mois dernier, m’a donné envie de persévérer un peu, et j’ai trouvé 3 mangas qui m’ont bien donné envie :

Dragon Head, un classique. je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas lu avant ! Quand je lis le pitch :  » Une classe rentre à Tokyo d’un voyage, à bord du Shinkansen. Teru Aoki aperçoit quelque chose avant que le train passe dans un tunnel puis, la terre tremble, le train déraille et pratiquement tous les passagers meurent sur le coup.
Seuls Teru, Ako et Nobuo, trois collégiens, survivent à cet accident. Nobuo sombre peu à peu dans la peur. Teru et Ako, eux, veulent tout faire pour sortir de ce tunnel oppressant, mais ils sont loin d’imaginer ce qui les attend à sa sortie. Les vivres commencent à diminuer. Pourquoi la température augmente-t-elle ? Pourquoi les secours ne viennent-ils pas ? Et surtout, que se passe-t-il dehors et pourquoi l’état d’urgence semble-t-il avoir été déclenché ? », ça me palpite pas mal ! Tout à fait le genre d’histoire que j’aime !

La suite de Nodame Cantabile, que j’avais commencé à lire en anglais lors de mon premier voyage au Japon, auquel j’avais bien accroché, et que j’avais continué jusqu’au numéro 19, me lassant sur la fin. J’ai décidé de reprendre le cours de l’histoire pour voir (et parcequ’il y avait un tote bag offert pour 3 mangas Pika achetés, et que je suis un vrai mouton quand il s’agit de teasing marketing…).

Et Museum, un manga de thriller/enquêtes qui semble un peu gore/glauque.
« Une femme dévorée par des chiens, un homme découpé en petits morceaux… Une série de meurtres, un seul indice… une signature sur chaque scène, un petit message laconique, un verdict inscrit sur un papier. Le lieutenant Sawamura, secondé par le sergent Nishino, enquête mais manque cruellement de pistes. Et pour ne rien arranger, Sawamura n’arrive plus à joindre sa femme qui a quitté le domicile conjugal avec leur fils… »
Je ne suis pas archi fan d’histoires d’enquêtes, mais quand c’est bien fait ça ne me laisse pas indifférente, alors je lui laisse sa chance … :)

Une fois tout vu et tout lu, je vous ferai un p’tit compte rendu ici !

En attendant, je finis ma dizaine d’amigurumis commencés, sinon ma boutique ne verra jamais le jour ! :)

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My budget being tight enough, I didn’t made crazy shopping as usual, just a few essentials to crack home by the cool evenings that arrive.

First the Xavier Dolan DVD set. An absolute must for me, I’ve been thinking about it for a while. Xavier Dolan is my big favorite movie of the year, after the broadcast of Mommy on Arte this winter. I had a priori on his cinema, I thought it was mannered, fake, superficial, I thought the critics were doing too much. But that was before ! This winter I saw Mommy – because I do not like to criticize without knowing – and there … big emotional upheaval! A tsunami !
So I had to see ALL those other movies! In the box it unfortunately misses « Just the end of the world », too bad, I would order it on a site of opportunity next month. I am excited to see all this, and especially « I killed my mother », whose subject I am particularly interested in.

Then a few mangas. There, the subject is sensitive because I really have more and more difficult to read. Apart from the Tokyo Vagabond I never get tired of, and some mangas « adults » (far too rare in France), I can not find enough to satisfy my desire for Japanese readings. However, the viewing of the anime Death Note, which I discovered to my darling last month, made me want to persevere a little, and I found 3 mangas that made me want:

Dragon Head, a classic. I don’t know why I did not read it before! When I read the pitch: « A class returns to Tokyo on a trip, aboard the Shinkansen. » Teru Aoki sees something before the train passes through a tunnel, then the earth trembles, the train derailed and virtually all passengers die on the spot.
Only Teru, Ako and Nobuo, three college students, survived the accident. Nobuo sinks little by little into fear. Teru and Ako want to do all they can to get out of this oppressive tunnel, but they are far from imagining what to expect when it comes out. Food is beginning to diminish. Why does the temperature increase? Why do not the helpers come? And above all, what happens outside and why does the state of emergency seem to have been triggered? « , It pulsates me quite badly! The very kind of story I like!

The sequel to Nodame Cantabile, which I had begun to read in English on my first trip to Japan, which I had hung on, and which I had continued until number 19, tired of the end. I decided to take the course of history to see (and because there was a tote bag offered for 3 Pika mangas bought, and that I am a sheep when it comes to teasing marketing …) .

And Museum, a thriller manga / surveys that seems a little gore / glaucous.
« A woman devoured by dogs, a man cut up into small pieces … A series of murders, a single clue … a signature on each scene, a small laconic message, a verdict inscribed on a paper, Lieutenant Sawamura, Sawamura is unable to reach his wife who has left the conjugal home with their son … « 
I’m not a fan of investigative stories, but when it’s done it does not leave me indifferent, so I give it his chance … :)

Once everything has been seen and read, I will make a little account here!

In the meantime, I finish my ten amigurumis started, otherwise my shop will never see the day! :)

 

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BD / Manga

(New) Kids on the slope*

Kids-on-the-Slope-T1Oui, bon, elle était facile celle-là, j’avoue, mais ça aurait été dommage de ne pas la faire ! ^ ^

Tout ça pour vous parler de mon petit coup de coeur manga du jour.

Je me baladais dans le rayon « Manga » d’Auchan, ne trouvant rien, prête à passer à la caisse, quand mon oeil fut attiré par cette couverture un peu singulière, au titre intriguant.

A première vue, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une énième histoire de lycéens qui se suicident en masse, ou de lycéens qui s’entretuent les uns les autres, ou quelque chose de ce type . Lassée de ce genre d’histoires – trop vues et un peu toutes les mêmes à mon goût – j’ai failli ne pas poser la main dessus. Heureusement ma curiosité l’a emporté !

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Kids on the slope, ou Sakamicho no Appolon en VO (« Apollon sur la pente »), est un manga de Yuki Kodama, édité par Shogakukan au Japon et Kazé en France (Kazé, racheté par Shogakukan).

Loin d’être une histoire de meutres, de suicides ou d’horreur, il s’agit en fait d’un manga « lifestyle », tranche de vie, entre le shojo, le josei et le seinen. Je rappelle au passage, pour ceux qui ne le savent pas, que les shojo s’adressent à un public féminin plutôt jeune, les josei à un public féminin adulte et les seinen à un public mixte de tous âges. Je rappelle aussi que les mots étrangers ne prennent pas de « s » au pluriel, des fois que vous pensiez que je les ai oubliés !

Le résumé de l’histoire : Été 1966,  Kaoru Nishimi, un jeune lycéen de type « intello à lunettes » arrive à Kyushu et intègre son nouveau lycée. Dû au travail de son père, il a l’habitude d’en changer régulièrement, mais à cause d’un petit problème de « santé », les choses se sont plutôt mal passées les dernières fois. Il fait donc tout cette fois pour ne pas être handicapé par ce problème, ou du moins pour que les autres élèves ne le remarquent pas.

Tout dérape pourtant assez vite, car comme il est plutôt brillant, il se met à dos les cancres de la classe, et aussi les bons élèves qui en sont jaloux. La tête de turc actuelle l’a aussi prévenu que lorsque Sentarō Kawabuchi, le caïd de la classe se montrerait, ce serait sûrement le début de son calvaire.

Heureusement, dès le résumé au dos du livre, on sait que la violence au lycée n’est pas le sujet de ce manga, sinon, je ne l’aurais pas acheté.

Lorsque le fameux Sentarō Kawabuchi fait son apparition, l’histoire commence réellement. Les deux garçons vont se rencontrer d’une manière vraiment inattendue, et la scène (que je ne vous raconte pas pour ne pas vous spoiler) est vraiment très drôle ! Les deux garçons vont se rendre compte, après quelques péripéties et histoires burlesques, qu’ils partagent une passion commune : la musique ! Le jazz pour Sentarō qui joue de la batterie, et la musique classique pour Kaoru qui est un prodige du piano.

kidsIMG_342Apparait aussi Ritsuko, une jolie jeune fille plutôt timide et sérieuse, mais pas tant que ça, amie d’enfance de Sentarō, dont le père tient une boutique de disques, et qui sera, comme on peut s’en douter, l’élément féminin d’un triangle amoureux, classique dans le manga.

Rappelant un peu Orange Road pour le côté nostalgique, Lucile amour & rock n’roll pour la musique « nouvelle » et la boutique du père où la bande se réunit, et Nana pour l’histoire d’amitié « entre deux êtres que tout oppose » ainsi que les cases où Kaoru s’adresse en voix off à Sentarō, cette histoire est vraiment fraîche et bienvenue. Et bien que l’on ait des bases un peu déjà-vues – amitié, amour naissant, triangle amoureux – l’histoire est originale.

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J’ai aimé le style « tranche de vie » comme les japonais savaient si bien le faire dans les années 80-90, mais raconté et dessiné de façon moderne, les personnages pas caricaturaux, et bien sûr le background musical, avec l’arrivée du jazz au Japon.

Le dessin m’a vraiment beaucoup plu. Le trait est léger, élégant, simple, efficace, moderne. Pas de chichi dans les yeux, et pourtant très expressif. La mise en scène est parfaite, fluide, dynamique. On glisse au fil des pages sans s’arrêter avant la fin.

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Au Japon, Kids on the slope a remporté un grand succès, gagné le prix du meilleur seinen lors du prix Shogakukan en 2012 et a été adapté en dessin animé par Shinichiro Watanabe, le réalisateur de Cowboy Bebop entre autres. Malheureusement, dans cette version animée les yeux sont assortis des petites lueurs « bling-bling » usuelles, ce qui – je trouve – enlève tout le charme et la particularité du dessin d’origine. Peut-être que c’était indispensable pour séduire un large public ? Ou bien essentiel à la dynamique du dessin en mouvement ?

Cette image, trouvée sur Tumblr, m’a d’abord laissé penser qu’il existait aussi un drama (série japonaise), mais il s’agit en fait d’un (très bon) cosplay :

kidstumblr_ml7hvq1Qbr1s64cszo1_500Un conseil, si vous ne savez plus quoi lire, voilà un chouette manga à mettre dans votre bibliothèque !

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Bon samedi à tous !

* Le titre de mon article « (New) Kids on the slope » fait référence au nom du groupe New Kids on the block, l’un des premiers boys band apparu en France dans les années 80, et dont j’étais super fan. Souvenez-vous : « Step by step… houuuu baybyyyy… » ^ ^

BD / Manga, Gourmandises, Japon et trucs mignons, Tricot & co

Shopping chez Junku

Comme j’ai la chance incroyable de travailler, pendant quelques temps, à deux pas du quartier japonais, il m’était impossible de ne pas aller y faire un petit tour (chaque midi ou presque) !

c’est donc mardi midi, après un bento salade-poulet et un melon-pan orange-choco des plus délicieux – dégustés sur place, à la boulangerie Aki – que je me suis dirigée vers le métro Pyramides, pour aller dépenser quelques deniers dans ma librairie préférée, Junku.

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De gauche à droite, il y a :

pochevert– « Petites mascottes en laine feutrée« , de Midori Hattori, un coffret/livre contenant tout ce qu’il faut pour fabriquer les quatres jolies petites peluches qu’on voit sur la couverture. Explications en images, pas à pas, laine feutrée, aiguille, et petits accessoires, tout y est !
Le site officiel est, lui aussi, bien joli.

– « Harajuku Press« , un magazine/guide touristique bilingue japonais-anglais, spécial quartier d’Harajuku, avec des bonnes adresse et des photos de gens lookés croisés là-bas.

– « Mes petits plats faciles« , de Etsuko Mizusawa et Masayuki Kusumi (le scénariste du manga Le Gourmet solitaire), contant l’histoire d’une trentenaire japonaise un peu feignante (d’après les normes de la société japonaise), qui n’a pas d' »obligations » puisque son mari est souvent absent pour son travail, mais qui est très gourmande et qui trouve quand même le courage de se faire un peu à manger, avec ce qu’elle trouve dans ses placards. Sympathique, je m’y reconnais beaucoup, j’avoue ! ^ ^
Les recettes sont véridiques, plus ou moins « bizarres », et très faciles à essayer, même ici, en France.

– « Les gouttes de Dieu« , volume 36 en VO. Je ne lis pas ce manga, mais la couverture m’a beaucoup plu !

– « Tsui no sumika« , de Mio Murao, un manga pour adultes (dans tous les sens du terme !), qui raconte l’histoire d’un salary man de quarante-deux ans dont la femme demande le divorce et qui se retrouve seul, triste et désemparé. Sauf qu’il sera rapidement courtisé par une jeune collègue à forte poitrine fraîchement divorcée, et néanmoins plutôt peu farouche…
L’auteur(e ?), Mio Murao est visiblement spécialisé dans ce genre d’histoires mettant en scènes des femmes à poitrine généreuse. Ce type de seinen « romance pour adultes hommes ou femmes » n’est pas importé en France, ou très peu.

Encore une fois, j’ai fait très attention à mon budget, mais je m’en suis quand même sortie avec un ticket de caisse de 80 euros …

BD / Manga

Shopping Japonais à Paris

J’ai fait 2 belles virées dans le quartier japonais ce mois-ci, et je ne me suis pas privée pour acheter à peu tout ce qui me faisait envie ! Dans la limite du raisonnable bien sûr. ^ ^

Sur la photo ci-dessus vous pouvez voir mon butin du premier jour : des magazines (Seventeen, Mini, Nicola et Cheese), 2 mangas, Fruits et un livre pour apprendre à colorier et dessiner au feutre (au milieu en bas avec la grosse bande rose dans le bas).

Voici le détail des 2 virées shopping :

Toribako House, un manga de Yumi Unita, l’auteure de « Un drôle de père » :

Family Restaurant, un manga de Sumako Kari (inconnue en France pour le moment) :

Cotton Time, un livre pour créer de jolis objets en tissus pour pas cher (Cotton Time est à la base un magazine de création d’objets en tissus, ce livre doit être un « numéro spécial petits prix ») :

Toujours dans la série « craft books », un livre de création de jolies peluches et poupées en tissus, Nuigurumi Style :

le magazine de mode Spring avec une jolie trousse offerte :

Le magazine de photos « streetwear » Fruits :

Le magazine Seventeen, une mine d’or pour trouver des tonnes de poses sympas pour dessiner de jolies minettes manga :

Le magazine de prépublication Ciao, concurent de Ribbon, destiné aux enfants (en soldes à 3€, pourquoi s’en priver ?) ^ ^ :

 

Le magazine de prépublication Cheese :

Un autre magazine pour enfants, Nicola, que j’ai acheté pour la petite peluche trop mignonne offerte :

 

Un livre pour apprendre à colorier, étape par étape, avec des feutres Copic :
Et enfin Paint !, un livre pour apprendre à dessiner des pin-ups manga, étape par étape :

J’ai aussi acheter du matériel de dessin, mais je vous en parlerai plus en détail dans un prochain post.

Stay tuned !! ;)

BD / Manga

Polina, mon coup de coeur BD du jour

J’ai bien fait de toutes les mater, les chroniques BD de Pénélope, parceque là c’est carrément le gros coup de coeur ! Autant pour « Trop n’est pas assez » je n’ai pas compris son engouement, autant là je vais avoir du mal à parler de Polina sans dire la même chose qu’elle ! :)

Cette BD m’a embarqué, m’a fait vibrer, m’a bouleversée ! C’est monté crescendo, au début j’aimais bien, au milieu j’aimais beaucoup, et à la fin j’adorais ! Tellement que j’ai eu envie de la relire une deuxième fois, pour bien la savourer dès le début ! Mais il était très tard et j’ai préféré dormir parcequ’ aujourd’hui j’avais pas mal de travail en retard !

C’est rigolo parcequ’à la base j’avais un à priori très négatif sur l’auteur. J’avais feuilleté quelques-uns de ces derniers ouvrages il y a peu de temps, de ses séries « l’Amour », « La Famille », et j’avais trouvé ça assez vulgaire, autant dans le fond que dans la forme. Je m’étais dit, une fois de plus, que je devais passer à côté de quelque chose, vu le succès de cet auteur, mais que non, vraiment, je n’avais pas été plus emballée que ça.

En ce qui concerne Polina, l’histoire raconte la vie  d’une danseuse, Polina donc, dont on suit le parcours pendant plusieurs années, de son enfance à sa trentaine. Ses amis, ses amours, son apprentissage, ses joies, ses peines. Mais le vrai sujet est justement l’apprentissage et la relation de prof à élève. Et c’est ça qui m’a beaucoup touchée. On a tous, artistes, créatifs et passionnés de tous genres, sauf si on est autodidacte, un prof qui nous a marqué, à qui on continue de penser, même à l’âge adulte, et dont on se remémore les conseils ou critiques, en se disant « ah oui, c’était donc ça dont il parlait », et on le comprends seulement des années plus tard. Et on a envie d’aller retrouver ce prof et de lui dire merci, et qu’on a bien compris ce qu’il nous disait. Eh bien voilà de quoi il s’agit, de passion, pour la danse, mais il pourrait s’agir de n’importe quelle passion, et de passation de savoir. Non, pas vraiment, plutôt de comment un bon prof peut sublimer et faire éclore un talent naissant. C’est vraiment passionnant.

D’ailleurs en me renseignant sur Bastien Vives, j’ai vu qu’il avait fait Penninghen et les Gobelins, deux écoles très prestigieuses, donc y aurait-il aussi une part d’expérience personnelle là-dedans ?

En tous cas, encore une fois certains s’arrêteront au style graphique en disant des idioties comme « oh non, je n’aime pas, ce n’est pas « bien dessiné », pas assez « détaillé », ce que j’aurais pu pensé à une époque, et ils n’auront rien compris. Ce qui compte c’est l’expressivité, et je trouve le dessin de Bastien vives très dynamique, très stylé. Enfin voilà, il a fait Penninghen et les Gobelins, on aura beau dire ce qu’on veut, mais les écoles réputées ne le sont pas pour rien, et les gens qui en sortent sont souvent très bons. Ce qui est normal vu la sélection à l’entrée me direz-vous ! :) Plus je vieillis et plus je me dis que les gens talentueux sont avant tout malins et observateurs (avant même d’avoir fait une quelconque école). J’ai, pour ma part, été trop longtemps beaucoup trop centrée sur moi-même pour pouvoir progresser et arriver au top niveau, mais il n’est jamais trop tard !

Tiens d’ailleurs ça me rappelle une scène d’un de mes films cultes, « Mina Tannenbaum » (d’où mon pseudo, eh oui !). Mina est élève aux beaux-Arts, et dans une scène elle se fait prendre à partie par son prof de peinture qui lui dit, très en colère, que tant qu’elle n’arrivera pas à regarder autre chose qu’elle-même elle n’arrivera à rien. Elle ne comprend pas, et est très vexée. J’avais 18 ans quand j’ai vu ce film, et je n’avais pas compris, à l’époque, ce que ça voulait dire, où ça voulait en venir. C’est seulement récemment que ça a pris sens pour moi. C’est l’avantage de prendre de l’âge, on comprend de plus en plus de choses. Aujourd’hui ce que j’en comprend c’est qu’on est souvent centré sur soi-même, sans même s’en rendre compte, et lorsqu’on dessine (par exemple) on regarde plus notre trait que le dessin, on pense plus à la technique qu’à ce qu’on veut exprimer. Et comme on ne regarde pas l’ensemble, le dessin n’est pas réussi. Quand je revois mes anciens dessins, c’est ce qui me saute aux yeux en tous cas ! C’est ce que je disais dans mon tuto sur comment dessiner une pin-up manga, prenez du recul !! :) Il y en a qui comprennent plus vite que d’autres, ce sont les plus talentueux.

Je m’égare toujours un peu en cours de route, donc revenons à notre belle danseuse ! Le style graphique, assez brut, à l’encre, ne me plait pas particulièrement, mais il est bien maîtrisé, subtil, et s’accomode bien avec l’histoire, donc si à première vous vous « ah non, j’aime pas », essayez de passer au-delà, parceque cette BD est magnifique dans son ensemble !

Le récit commence par une scène où Polina, encore enfant, se rend avec sa mère à une audition pour intégrer une école prestigieuse. A ce moment de l’histoire on ne sait pas encore s’il s’agit d’une mère « abusive » qui pousse sa fille à la réussite pour vivre son éventuelle future célébrité par procuration, ou si c’est la petite fille qui a choisi cette voie. peut-être un peu des deux, on ne le saura pas. Ce qui est sûr c’est que Polina est passionnée, et fera tout pour toucher l’excellence dans son domaine. Lorsque ses camarades pleurent ou abandonnent devant l’apparente dureté de leur professeur, Polina serre les dents, craque parfois, mais n’abandonne pas. Et de rencontres en expériences, elle va toucher au but et devenir l’une des meilleurs danseuses mondiales. On a rien sans rien, et on n’excelle pas sans énormément de travail, voilà aussi ce que nous dit ce récit. Ce n’est pas nouveau, mais c’est bien de s’en souvenir de temps en temps, surtout quand on est une procrastinatrice de mon niveau ! ^^

Je ne veux pas tout vous raconter et vous gâcher le plaisir, donc je ne dirais rien de plus sur le reste de l’histoire ! Sachez juste que c’est raconté avec beaucoup de grâce et de charme, et qu’une fois commencé on ne peut pas s’arrêter avant la fin !

Une BD vraiment touchante, de part la façon dont s’est raconté, les scènes choisies, les dialogues. J’ai trouvé le traitement intelligent, par exemple le professeur principal de l’histoire est toujours dessiné de façon assez schématique, et toujours de la même façon. c’est « le prof à barbe et à lunettes » tel que le perçoivent les élèves j’imagine. Un prof, rien de plus. Puis vers la fin, vient une scène où Polina le retrouve après plusieurs années (argh, j’espère ne pas trop en révéler !!) et on le voit de près, très en détail. Ce n’est plus juste un prof, mais quelqu’un qui prend vie, qui n’est plus juste « le prof » mais l’être humain que Polina a envie de remercier et de connaître mieux. Ça m’a beaucoup plu ça j’avoue !

Donc voilà, si vous voulez lire une bonne BD, allez-y ! Je l’ai emprunté à la bibliothèque mais dès que j’en aurais l’occasion je l’achèterais, avec mes sous, parceque c’est ce que j’appelle de la BD ! :)

Sur ce, bon samedi les amis ! :)

BD / Manga

Ne plus croire Pénélope – 2/2

Ma deuxième déception, suite au visionnage frénétique des chroniques BD de Pénélope Bagieu (la célèbre bloggeuse BD, auteure de « Ma vie est tout à fait fascinante ») a été cette BD de Lewis trondheim : Ralph Azham.

Toute contente que j’étais, quand j’ai trouvé les 3 volumes à la biliothèque ! Lewis Trondheim est pour moi une référence en matière de BD décalée/débile/absurde vachement bien, et un de mes auteurs français préférés, et ça fait un sacré moment que je n’avais rien lu de lui, ça tombait bien. Jadis, dans les années 90, j’avais adoré « La mouche », « Mildiou » ou encore « Le pays des trois sourires ». Plus tard j’ai lu une histoire pour enfants, « Monstrueux bazar », que j’ai aussi beaucoup aimé. Grand auteur ce Mr Trondheim.

Je lui lance quelques fleurs avant de vous dire que je n’ai pas aimé sa BD, vous l’avez compris… :)

Je ne savais pas du tout à quel genre d’histoire m’attendre avec ce Ralph Azham, si ce serait une épopée, une histoire intimiste ou quoi. Malheureusement il s’agit de l’histoire d’un individu, tête de turc de son village, et j’aime pas les histoires de tête de turc, ça me met mal à l’aise. Quand je lis une histoire ou quelqu’un se fait maltraiter sans raison et tout le temps, j’ai juste envie de refermer le bouquin parceque je trouve ça pénible. Pourtant je n’ai jamais été moi-même une tête de turc, donc rien de personnel. Mais je souffre avec l’individu, et je n’ai pas envie de souffrir dans la vie ! :)

Donc là, on comprend dès les premières pages qu’on à affaire à ce genre d’histoire, et du coup ma motivation est directement retombée. Et c’est très personnel comme avis, puisque comme je vous le disais, je n’ai lu que des éloges sur cette BD. En tous cas j’ai du mal à en venir à bout, à trouver l’envie de continuer, parceque je ne suis pas « palpitée » par l’histoire, je n’ai pas spécialement envie de savoir ce qui se passera ensuite. Très honnêtement j’ai déjà connu Lewis Trondheim plus inspiré ! Outre cette histoire de tête de turc, il n’y a rien qui m’a accroché assez pour le moment pour que j’ai envie de continuer. Les bonnes critiques me font penser que je passe peut-être à côté de quelque chose, alors je vais quand même aller au bout de ce premier volume pour voir, pour être bien sûre.

Je vous en dirais plus dès que ce sera fait !