Polina, mon coup de coeur BD du jour

18 Août

J’ai bien fait de toutes les mater, les chroniques BD de Pénélope, parceque là c’est carrément le gros coup de coeur ! Autant pour « Trop n’est pas assez » je n’ai pas compris son engouement, autant là je vais avoir du mal à parler de Polina sans dire la même chose qu’elle ! :)

Cette BD m’a embarqué, m’a fait vibrer, m’a bouleversée ! C’est monté crescendo, au début j’aimais bien, au milieu j’aimais beaucoup, et à la fin j’adorais ! Tellement que j’ai eu envie de la relire une deuxième fois, pour bien la savourer dès le début ! Mais il était très tard et j’ai préféré dormir parcequ’ aujourd’hui j’avais pas mal de travail en retard !

C’est rigolo parcequ’à la base j’avais un à priori très négatif sur l’auteur. J’avais feuilleté quelques-uns de ces derniers ouvrages il y a peu de temps, de ses séries « l’Amour », « La Famille », et j’avais trouvé ça assez vulgaire, autant dans le fond que dans la forme. Je m’étais dit, une fois de plus, que je devais passer à côté de quelque chose, vu le succès de cet auteur, mais que non, vraiment, je n’avais pas été plus emballée que ça.

En ce qui concerne Polina, l’histoire raconte la vie  d’une danseuse, Polina donc, dont on suit le parcours pendant plusieurs années, de son enfance à sa trentaine. Ses amis, ses amours, son apprentissage, ses joies, ses peines. Mais le vrai sujet est justement l’apprentissage et la relation de prof à élève. Et c’est ça qui m’a beaucoup touchée. On a tous, artistes, créatifs et passionnés de tous genres, sauf si on est autodidacte, un prof qui nous a marqué, à qui on continue de penser, même à l’âge adulte, et dont on se remémore les conseils ou critiques, en se disant « ah oui, c’était donc ça dont il parlait », et on le comprends seulement des années plus tard. Et on a envie d’aller retrouver ce prof et de lui dire merci, et qu’on a bien compris ce qu’il nous disait. Eh bien voilà de quoi il s’agit, de passion, pour la danse, mais il pourrait s’agir de n’importe quelle passion, et de passation de savoir. Non, pas vraiment, plutôt de comment un bon prof peut sublimer et faire éclore un talent naissant. C’est vraiment passionnant.

D’ailleurs en me renseignant sur Bastien Vives, j’ai vu qu’il avait fait Penninghen et les Gobelins, deux écoles très prestigieuses, donc y aurait-il aussi une part d’expérience personnelle là-dedans ?

En tous cas, encore une fois certains s’arrêteront au style graphique en disant des idioties comme « oh non, je n’aime pas, ce n’est pas « bien dessiné », pas assez « détaillé », ce que j’aurais pu pensé à une époque, et ils n’auront rien compris. Ce qui compte c’est l’expressivité, et je trouve le dessin de Bastien vives très dynamique, très stylé. Enfin voilà, il a fait Penninghen et les Gobelins, on aura beau dire ce qu’on veut, mais les écoles réputées ne le sont pas pour rien, et les gens qui en sortent sont souvent très bons. Ce qui est normal vu la sélection à l’entrée me direz-vous ! :) Plus je vieillis et plus je me dis que les gens talentueux sont avant tout malins et observateurs (avant même d’avoir fait une quelconque école). J’ai, pour ma part, été trop longtemps beaucoup trop centrée sur moi-même pour pouvoir progresser et arriver au top niveau, mais il n’est jamais trop tard !

Tiens d’ailleurs ça me rappelle une scène d’un de mes films cultes, « Mina Tannenbaum » (d’où mon pseudo, eh oui !). Mina est élève aux beaux-Arts, et dans une scène elle se fait prendre à partie par son prof de peinture qui lui dit, très en colère, que tant qu’elle n’arrivera pas à regarder autre chose qu’elle-même elle n’arrivera à rien. Elle ne comprend pas, et est très vexée. J’avais 18 ans quand j’ai vu ce film, et je n’avais pas compris, à l’époque, ce que ça voulait dire, où ça voulait en venir. C’est seulement récemment que ça a pris sens pour moi. C’est l’avantage de prendre de l’âge, on comprend de plus en plus de choses. Aujourd’hui ce que j’en comprend c’est qu’on est souvent centré sur soi-même, sans même s’en rendre compte, et lorsqu’on dessine (par exemple) on regarde plus notre trait que le dessin, on pense plus à la technique qu’à ce qu’on veut exprimer. Et comme on ne regarde pas l’ensemble, le dessin n’est pas réussi. Quand je revois mes anciens dessins, c’est ce qui me saute aux yeux en tous cas ! C’est ce que je disais dans mon tuto sur comment dessiner une pin-up manga, prenez du recul !! :) Il y en a qui comprennent plus vite que d’autres, ce sont les plus talentueux.

Je m’égare toujours un peu en cours de route, donc revenons à notre belle danseuse ! Le style graphique, assez brut, à l’encre, ne me plait pas particulièrement, mais il est bien maîtrisé, subtil, et s’accomode bien avec l’histoire, donc si à première vous vous « ah non, j’aime pas », essayez de passer au-delà, parceque cette BD est magnifique dans son ensemble !

Le récit commence par une scène où Polina, encore enfant, se rend avec sa mère à une audition pour intégrer une école prestigieuse. A ce moment de l’histoire on ne sait pas encore s’il s’agit d’une mère « abusive » qui pousse sa fille à la réussite pour vivre son éventuelle future célébrité par procuration, ou si c’est la petite fille qui a choisi cette voie. peut-être un peu des deux, on ne le saura pas. Ce qui est sûr c’est que Polina est passionnée, et fera tout pour toucher l’excellence dans son domaine. Lorsque ses camarades pleurent ou abandonnent devant l’apparente dureté de leur professeur, Polina serre les dents, craque parfois, mais n’abandonne pas. Et de rencontres en expériences, elle va toucher au but et devenir l’une des meilleurs danseuses mondiales. On a rien sans rien, et on n’excelle pas sans énormément de travail, voilà aussi ce que nous dit ce récit. Ce n’est pas nouveau, mais c’est bien de s’en souvenir de temps en temps, surtout quand on est une procrastinatrice de mon niveau ! ^^

Je ne veux pas tout vous raconter et vous gâcher le plaisir, donc je ne dirais rien de plus sur le reste de l’histoire ! Sachez juste que c’est raconté avec beaucoup de grâce et de charme, et qu’une fois commencé on ne peut pas s’arrêter avant la fin !

Une BD vraiment touchante, de part la façon dont s’est raconté, les scènes choisies, les dialogues. J’ai trouvé le traitement intelligent, par exemple le professeur principal de l’histoire est toujours dessiné de façon assez schématique, et toujours de la même façon. c’est « le prof à barbe et à lunettes » tel que le perçoivent les élèves j’imagine. Un prof, rien de plus. Puis vers la fin, vient une scène où Polina le retrouve après plusieurs années (argh, j’espère ne pas trop en révéler !!) et on le voit de près, très en détail. Ce n’est plus juste un prof, mais quelqu’un qui prend vie, qui n’est plus juste « le prof » mais l’être humain que Polina a envie de remercier et de connaître mieux. Ça m’a beaucoup plu ça j’avoue !

Donc voilà, si vous voulez lire une bonne BD, allez-y ! Je l’ai emprunté à la bibliothèque mais dès que j’en aurais l’occasion je l’achèterais, avec mes sous, parceque c’est ce que j’appelle de la BD ! :)

Sur ce, bon samedi les amis ! :)

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